Allocution de Michel Fontaine du 11 septembre 2007
Journées Juridiques du patrimoine au Sénat
Un bon tiers des logements en France a été construit depuis 1978, soit environ dix millions de logements. Auparavant un autre tiers avait été construit entre 1948 et 1978. Trente années qui rappellent quelque chose ! Et enfin, un tiers date d’avant la dernière guerre. C’est évidemment là que se situe l’essentiel de ce que nous pouvons convenir d’appeler notre parc ancien patrimonial. Ainsi se superposent les questions ayant trait au logement et au patrimoine bâti. Il est impossible de traiter l’un sans l’autre.
Dans ce parc ; notre patrimoine rural reste fondamental.
On comprendra que je lui réserve une place particulière parce qu’il est souvent le grand oublié. Si vaste, si divers, si discret par nature. Mêlé de façon étroite à la vie quotidienne, on ne le voit pas très bien.
Sans soute parce que nous le regardons de trop près.
Mais arrêtons tout ! Avant de poursuivre et pour aller déjà vers ce qui fera partie de notre conclusion, nous devons dire, affirmer, exiger, crier s’il le faut que soit enfin reconnu dans toute action sur le bâti qu’il en existe deux types différents par essence et qui ne peuvent être traités de la même façon :
-« le moderne » qui s’efforce de devenir toujours plus hermétique et se gère de façon artificielle, produisant à volonté le chaud et le froid.
-« l’ancien » qui a la capacité d’un échange permanent avec son environnement et celle d’une forme de régulation naturelle, température, hygrométrie.
Ceci est une vérité basique, simplissime, largement connue. Pourquoi donc est-il si difficile qu’elle soit prise en compte dans la pratique et notamment dans les textes ?
Sans oublier le patrimoine urbain très important jusqu’à et au-delà de l’architecture haussmannienne déroulons rapidement le film de ce qui est advenu à notre bâti rural depuis l’époque où la France l’était à 80 %.
La cassure qui s’est produite explique parfaitement les incompréhensions d’aujourd’hui.
De quoi est composé notre patrimoine rural bâti au XIXème siècle, celui qui donne leur caractère à nos 600 terroirs ?
Evidemment il ne se limite pas aux seules exploitations.
Le village, le bourg, la petite ville qui vit de la campagne, les paysages, en sont également. Mais aussi l’école et l’église. Pourquoi pas la maison du notable, celle du notaire ? Les bâtiments fermiers qui entourent le château en sont aussi, bien sûr. Ils sont souvent d’excellents exemples de conservation réussie.
Jusqu’aux dernières décennies du XIX ème siècle, et au début du suivant, le territoire national est rural.
A cette époque, l’artisan ou le paysan ne vont pas chercher bien loin les matériaux qui leur permettront de construire la maison. Tout est utilisé. Même ce qui, à priori est un danger pour le bâtiment. Le gel par exemple. Le lauzier du Périgord qui sort des blocs importants de la carrière, les dépose sur champ à la pluie. C’est le gel qui en séparera les lits en feuilles prêtes à être façonnées. Dans le marais poitevin, le paysan qui veut réparer son toit de roseaux, aurait bien du mal à en faucher dans le lac ou l’étang. Alors il attend sagement un bon gel qui lui permettra de marcher sur l’eau et de faucher tout à son aise.
La fusion avec la nature est à son apogée.
Tout cela donne une architecture de l’utile, imaginative mais réfléchie, fruit de l’expérience et finalement d’une grande noblesse humaine.
C’est alors que débute le processus qui verra une architecture issue de l’industrie prendre petit à petit la place de l’expérience artisanale accumulée depuis des siècles. Versant du même coup une part importante de notre bâti existant dans le statut de patrimoine.
Une mutation considérable de l’agriculture va lui faire perdre 50.000 exploitations chaque année pendant un siècle, passant de 5,7 millions en 1900 à quelques centaines de mille aujourd’hui. Désaffection qui condamne à la ruine, ou simplement à l’inutilité, un nombre considérable de bâtiments- outils de travail.
La première guerre mondiale, outre les ruines engendrées par le champ de bataille, porte un coup décisif au bâti ancien. L’effroyable hécatombe en vies humaines provoquant une perte des savoir-faire dont l’artisanat traditionnel ne se remettra jamais.
Quelques années plus tard, l’acier et le ciment achèvent de reléguer les techniques anciennes au chapitre un peu méprisé des vieilles pratiques.
C’est à ce moment que l’on voit des façades de pierre et de chaux se couvrir d’enduits à la tyrolienne de ciment bien gris qui, déjà, étouffent la respiration de nombreux bâtiments.
La deuxième guerre mondiale dont les combats et les bombardements engendrent plus de ruines que la première, est suivie par une période d’euphorie re-constructive.
Pendant trente années on bâtira sans se soucier le moins du monde d’économiser des énergies scandaleusement peu coûteuses et dont on pense qu’elles sont intarissables.
Qu’importent les consommations, les pertes de calories par tous les pores du logement, nous vivons les « trente glorieuses ».
Jusqu’au premier choc pétrolier en 1973.
Le réveil est brutal. Enfin voyons-nous pointer un début de prise en compte des économies d’énergie à réaliser qui ira s’améliorant doucement.
L’effet se fait sentir à partir de 1978 sur un bâti moins déraisonnable.
Comme nous l’avons vu, l’histoire de notre patrimoine - maisons telle qu’elle s’est déroulée au siècle dernier n’est pas drôle. Ainsi m’en voudrais-je de la plomber davantage en décrivant les caricatures de maisons traditionnelles qu’un amour mal informé pour les « vieilles pierres » nous a infligé un peu partout depuis une bonne cinquantaine d’années.
Je ne parlerai pas de ce respect du patrimoine réservé aux poutres apparentes exigées par Monsieur Bidochon pour son pavillon.
Je ne dirai rien des merveilleux enduits à la chaux aérienne, sensibles et fragiles comme de la peau, que l’on s’empresse de faire sauter pour jointoyer avec des mortiers douteux de façon à faire ressortir chaque nez de pierre, ce qui est du plus bel effet surtout en lumière rasante et n’a évidement jamais existé dans le passé.
Je m’en voudrais aussi de parler de ces toits refaits dont le faitage corrigé est si raide qu’on le dirait tracé au laser. Il prend la place des lignes souples qui faisaient tout le charme naturel des toits « d’avant ». Ceux qui laissaient deviner qu’un morceau de forêt continuait à vivre en dessous.
Entre les restaurations mal venues, les brutalités de certaines modernisations ou la destruction pure et simple, il y a trop peu de place pour une véritable sauvegarde de notre patrimoine rural bâti, la seule possible pour ceux qui le connaissent et s’efforcent qu’il ne soit point trahi.
Et voilà les économies d’énergie !
Depuis quelques années, une prise de conscience subite a déclenché dans le monde, en Europe, en France et chez nos gouvernants, une véritable panique. L’humanité toute entière et donc nous chez nous, sommes engagés dans un processus qui nous mène à une catastrophe écologique effroyable. Notre existence est menacée…, et même notre confort.
L’habitat en est le premier fautif avec 43 % de la consommation d’énergie (Ademe 2002) et se situe en 3ème position pour les émissions de gaz à effet de serre. Il faut donc réagir vite et fort. Alors, surgit un mot magique, la solution évidente : ISOLONS !
Comment ? quoi ? ne nous arrêtons pas à ces détails et commençons par le bâti ancien. Quel bâti ancien ? Celui d’avant le premier choc pétrolier bien sur ! Celui qui n’a pas connu les bienfaits de l’isolation. Et les chiffres sont lancés : l’ancien consomme en moyenne 328 Kwh m2/an contre 80 à 100 pour le contemporain (observatoire de l’énergie INSEE 2003). Inadmissible ! Isolons !
On aura vite compris la manipulation qui consiste à mettre dans un seul paquet un tiers des logements français vraiment anciens avec un second tiers constitué par ceux qui ont été construits pendant les trente années de folie de l’après guerre. Une confusion maintenue au profit de la seule industrie qui voit se profiler un marché fabuleux devant elle. Les marchands de laine de verre, d’isolants minces, de ciment, de PVC, de produits hydrofuges, de ventilations, se frottent les mains.
Ce que l’on ne dit pas c’est que toutes les observations sérieuses attribuent en moyenne au bâti traditionnel, non pas une consommation de 328 Kwhm2 /an, mais seulement un peu plus que le contemporain, autour de 150.
Si une isolation est toujours cohérente avec le bâti contemporain, elle ne peut être envisagée sur les constructions anciennes que sous des conditions très particulières, notamment de perméabilité à la vapeur d’eau. Nous savons tous ici les dégâts que cause l’usage des matériaux hydrofuges au bâti ancien et pourtant ces pratiques sont encore majoritaires. Elles sont particulièrement inadmissibles sur notre patrimoine vernaculaire.
Les travaux du Grenelle de l’Environnement doivent néanmoins traiter du problème d’économies d’énergies dans le bâtiment et des solutions à leur apporter. Saura t-on oui ou non prendre en compte qu’il existe deux types d’architecture qui ne peuvent être traitées de la même façon ? Notre bâti ancien patrimonial sera-t-il emporté par la vague des décisions hâtives au seul profit d’intérêts sectoriels ?
Occupons nous en priorité des constructions d’après-guerre. C’est là que se trouve le grand gâchis d’énergie. Pour l’ancien, le vrai, nous pouvons réaliser des économies financières considérables en étudiant ce qui lui est strictement utile pour atteindre les objectifs et contribuer dans le même temps à sa survie.
L’action d’une association comme celle que je représente aujourd’hui ne se limite pas à enseigner, conseiller, démontrer parfois la truelle à la main ou les pieds dans le torchis. Elle s’accompagne d’une veille juridique bien souvent angoissée, pour que notre architecture modeste, celle qui donne un air de famille à nos pays, ne soit pas oubliée, défigurée par des décisions malheureuses.
Les petites carrières de proximité d’où sont nées nos maisons étaient innombrables autrefois sur tout le territoire.
Des écologistes contre nature (il faut croire que cela existe) ont largement aidé à leurs fermetures en obtenant qu’elles soient soumises aux mêmes règles que les grandes carrières, celles qui arrasent des montagnes entières. Nous pensons, au contraire, qu’elles font partie de notre patrimoine et qu’elles sont tout à fait indispensables pour sa préservation.
Grâce à un travail d’équipe où l’on a pu voir notamment la CAPEB et le bâtonnier de La Bretesche, nous avons obtenu un allègement de ces contraintes dans une loi sur l’Agriculture.
La superposition « patrimoine bâti et économie d’énergie » a connu récemment un autre épisode dans le diagnostic obligatoire des performances énergétiques des bâtiments vendus ou loués.
Plus de 6000 « diagnostiqueurs » dont les connaissances en matière de bâtiment sont de niveau très divers, sont partis dans la nature, après une formation de 3 jours, avec une arme redoutable : celle de devoir conseiller des travaux d’amélioration. Craignant déjà que ces conseils portent sur une préconisation d’isolation uniforme (solution de facilité et pressions multiples) nous avons pu participer à la rédaction du cahier de recommandations et obtenir que soit prise en compte l’existence de deux types de constructions qui ne peuvent être traitées de la même façon.
Nous y avons été aidés par un manifeste qui a recueilli notamment les signatures des plus importantes organisations d’architectes, de la Fondation du Patrimoine, des grandes associations reconnues d’utilité publique, de la CAPEB et qui a été soutenu par la FFB.
Depuis, nous avons été approchés par des sociétés de Diagnostic et nous espérons pouvoir procéder à la formation au bâti traditionnel d’un certain nombre de leurs membres.
Mais il est évident qu’un résultat vraiment satisfaisant sur le terrain passe par beaucoup de détermination. Ce qui est encore du domaine des vœux pieux.
Nous sommes aussi aux côtés de la Direction de l’Architecture et du Patrimoine pour des combats bien difficiles.
Tout récemment, par exemple, la révision des DTU 26.1 portant sur les enduits. Un sujet particulièrement sensible pour le bâti patrimonial.
Cette révision a été initiée par les grandes industries du bâtiment.
On imagine sans peine les difficultés que nous rencontrons, les innombrables et interminables réunions, les tractations, les surdités de circonstance, les promesses sans valeur, les empoignades…. autour de la table, composée largement de commerciaux, nous sommes une poignée pour exiger que le bâti ancien soit exclu clairement de ce texte et fasse l’objet d’un document à part. Devant nous : un mur de mauvaise volonté.
Nous avons besoin d’appuis solides, pour que la raison gagne cette bataille qui n’aurait jamais due avoir lieu.
Pour apporter des solutions à tous ces problèmes que rencontre notre bâti ancien patrimonial, qui voyons-nous ?
Des gens qui l’aiment, parfois avec passion. Ils ne veulent pas d’une France sans références, avec des paysages habités seulement par une modernité médiocre. Ils veulent que soit préservée l’extraordinaire richesse du patrimoine des pauvres. Ils sont de plus en plus nombreux, nous en avons sans cesse des preuves nouvelles, avides d’apprendre, de connaître.
Nous en trouvons un peu partout parmi les architectes, les artisans, des gens de tous âges, de toutes professions, dans les campagnes, dans les villes et même dans les Assemblées (plutôt au Sénat) et même …..dans les ministères.
Beaucoup de jeunes, ce qui est nouveau, voient dans l’architecture ancienne une leçon d’éco- construction bien dans l’air du temps.
Tous ont compris qu’il y a un lien à établir entre une certaine sagesse modeste d’autrefois et les réflexions les plus avancées d’aujourd’hui. Car ils savent que la science ne résoudra pas tous nos problèmes et que, devant leur énormité, il faudra bien faire évoluer quelques peu nos modes de vie. Sans imaginer revenir à celle que l’on menait au XIX ème siècle, ce qui serait évidemment stupide, mais en enrichissant nos recherches d’une expérience que nous avons trop longtemps ignorée.
Malheureusement ce mouvement qui, pourtant, ne cesse de croître, reste jusqu’à aujourd’hui, peu influent sur les décisions prises au niveau des pouvoirs publics parce qu’il est dispersé, constitué surtout de gens qui agissent par une démarche personnelle.
Les associations jouent bien ici un rôle de rassembleuses, mais elles sont encore insuffisamment intégrées dans les rouages de la vie publique.
Nous souhaitons voir bientôt déteindre une passion bien connue de nos responsables culturels pour les arts vivants sur celui que nous représentons et qui ne veut pas être considéré comme mort. Car pour sa sauvegarde notre patrimoine bâti et notamment notre patrimoine rural dans toute sa diversité, doit devenir une cause nationale, ce qui requiert une prise en compte politique forte.
Tout est possible. J’en veux pour preuve la Fondation du Patrimoine avec laquelle nous entretenons des relations très étroites et suivies. Issue d’une volonté politique, elle a obtenu de l’Etat la capacité de grignoter un petit bout de son pouvoir régalien. Il faut saluer son travail remarquable mais aussi comprendre que 1000 ou 2000 labels étant accordés chaque année, il faudrait des siècles pour tout sauvegarder.
Nous savons bien que l’Etat ne peut prendre en charge tout le patrimoine bâti des français, mais il ne doit pas en laisser 90 % sur le bord de la route sous prétexte qu’il n’est pas protégé. L’action que nous souhaitons voir développer doit être évidente comme son objet et ne fait pas du tout appel à des financements massifs. Pour une fois !
Elle est de quatre ordres :
1) L’appropriation par la nation de son patrimoine bâti dans sa totalité par des actions visibles et audibles par tous.
Dans un monde où l’on existe pas si on ne communique pas, montrons que nous sommes fiers de notre patrimoine modeste. Prouvons qu’il est l’avenir autant que le passé.
A titre d’exemple, une petite idée pas chère :
On nous fait savoir, urbi et orbi, que telle ou telle vedette de cinéma ou de la chanson ou un marqueteur, ou un luthier ont été décorés par le Ministre de la Culture. Nous aimerions beaucoup que, de temps en temps, ce soit un taillandier, un lavier de Bourgogne, un charpentier de bois de brin de l’Aveyron ou un maçon du Limousin et qu’on en parle.
Nous avons besoin d’un grand mouvement en faveur de notre patrimoine proche afin qu’il trouve toute sa place dans les préoccupations de notre société.
Les associations, comme la nôtre, sont prêtes à s’y investir corps et âme. Que nos élus et que l’Etat sonnent le clairon !.
2) Le développement de la connaissance et la diffusion de cette connaissance
Notre patrimoine bâti vernaculaire serait gravement menacé si un effort n’était pas fait rapidement pour mieux en connaître la richesse, pour mener une étude scientifique poussée de ses qualités environnementales et pour sauver ses savoir-faire anciens qui tombent dans l’oubli chaque jour un peu plus.
Dans les écoles d’architecture, même à l’Ecole de Chaillot, et dans les lycées professionnels et dans la formation permanente, nous devons encourager la découverte de notre architecture rurale.
Elle requière des qualités très particulières susceptibles d’attirer de nouvelles vocations si l’on ne s’efforce pas de l’assimiler au bâti contemporain.
N’oublions pas que le bâtiment est un des principaux gisements d’emplois disponibles.
Nous participons aux côtés de la DAPA à la rédaction du référentiel du prochain « bac-pro bâti ancien ». Mais comme les décisions sont longues à prendre dans l’enseignement en France !
3) Les matériaux et leur mise en oeuvre
Tout ceci n’aurait aucune consistance si le patrimoine bâti était privé de ses matériaux d’origine et n’avait pas accès à des matériaux nouveaux compatibles. Nous savons qu’ici et là des initiatives sont prises. A propos de matériaux d’origine, une taxe a été votée récemment au Sénat dans le but d’aider à leur promotion et à la formation. Bravo !, mais pour quel usage exactement ?
Les industriels producteurs de matériaux doivent être associés à ces recherches comme à une réflexion en profondeur sur l’avenir exempte de toute contrainte à court terme.
L’identification des matériaux, des techniques et des savoir-faire est une obligation pour permettre une intervention satisfaisante sur le patrimoine mais aussi pour répondre aux exigences actuelles d’économies d’énergie auxquelles nous souscrivons pleinement.
Nous avons, nous- même, participé à une étude pour la DGUHC sur des habitations anciennes.
Elle sera suivie d’une autre étude plus importante une très heureuse initiative dont nous souhaitons qu’elle soit suivie d’effet.
4) Les textes, la loi, devons-nous craindre ou espérer?
Nous comptons sur nos élus, spécialement sur nos amis sénateurs. Ils doivent savoir que nous sommes toujours prêts à les aider, à les informer pour que notre patrimoine bâti soit protégé. Mais un grand pas sera fait s’il est enfin reconnu qu’il en existe deux types différents par essence et qui ne peuvent être traités de la même façon. Pardon d’y revenir de cette manière obsessionnelle mais cette notion est un fondement à respecter dans toute rédaction de texte.
Sans doute existera t-il un jour, un troisième type de bâti. Nous l’appelons de nos vœux. Il saura repenser l’art d’habiter en ne reniant pas le passé et la sagesse économe qu’il recèle. Un mouvement dans ce sens commence d’ailleurs à se dessiner, donnant du corps à notre espoir.
Nul doute que son architecture prenant en compte simplement la nature, le soleil, l’eau, l’air, la terre, la végétation saura créer un patrimoine nouveau.