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Annexes de la maison

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Le four à pain

Autrefois, à la campagne, dans les familles, on cuisait son pain. Un four servait parfois à tous les habitants d'un hameau.  C'était le four banal qui se présentait le plus souvent sous la forme d'une petite construction isolée. Il comprenait le four proprement dit, s'ouvrant dans le fournil (hangar ou pièce fermée où s'activait la personne préparant le pain).
Mais souvent, chaque famille avait son four, accolé à la maison; il s'ouvrait alors à côté de la cheminée, dont il utilisait le conduit. C'est le "four-pignon".
Le four proprement dit se compose d'une sole: surface légèrement en pente, surmontée d'une voûte en forme d'hémisphère plus ou moins aplati, le volume ainsi délimité ne communiquant avec l'extérieur que par une ouverture réduite: la bouche du four, qu'une porte vient obturer. Cet ensemble est noyé dans une grande masse de terre pour éviter la déperdition trop rapide de la chaleur.

Pour cuire le pain, on disposait la pâte mélangée au levain dans des corbeilles où on la faisait reposer au chaud ("lever") plusieurs heures. Puis on chauffait le four en y introduisant des fagots de bois que l'on faisait bruler porte ouverte; quand la température souhaitée était atteinte, on retirait braises et cendres et on enfournait à leur place, sur la sole, la pâte levée, moulée par son passage dans les corbeilles. On fermait alors la porte du four pendant le temps de la cuisson.

 

Le puits ou la citerne

Le besoin d'eau, au voisinage des habitations, a conduit à utiliser quand cela était possible, les eaux de source coulant naturellement. On a alors des fontaines, souvent accompagnées d'abreuvoirs et même de lavoirs. De belles auges de pierres, parfois monolithiques, reçoivent ces eaux de sources ou de pluie.
Mais le plus souvent, il a fallu aller chercher l'eau dans le sous-sol: soit dans des nappes souterraines naturelles par l'intermédiaire d'un puits, soit dans des réservoirs souterrains étanches, maçonnés par l'homme, et destinés à collecter les eaux de pluie dans les citernes. Le système d'accès à l'eau est  alors le plus souvent comparable à celui d'un puits. 

La partie visible d'un puits se présente sous des formes diverses, mais supporte en général une poulie, ou un treuil muni d'une manivelle.

Le rebord de pierres (ou margelles) sur le quel on pose le seau pour l'attacher et le détacher, est constitué de belles pierres à l'appareillage soigné, quand il n'est pas monolithique: en effet cette margelle doit être robuste car elle est destinée à recevoir sans ménagement, à longueur de journée, le heurt des seaux et des chaînes. Certains puits, dits "à balancier" jouent sur l'équilibre d'une grande perche supportée par une fourche et lestée à une de ses extrémités, pour faciliter la remontée des récipients pleins d'eau.