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L'environnement de la maison

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La maison paysanne ne saurait être dissociée de son environnement immédiat. Seule, ou complétée de bâtiments annexes qui délimitent entre des espaces non construits, elle fait corps avec sa cour, lieu de passage obligé entre l'habitation et les différentes aires de travail.

L'ensemble des bâtiments d'une exploitation est souvent clos. Parfois, de hauts murs maçonnés, percés d'un porche majestueux, flanqué d'une petite porte l'isolent, sans doute par recherche de sécurité à l'origine. Des haies vives, de petits murs de pierres sèches constituent souvent des clôtures d'un abord plus accueillant. 

Quand aux grosses fermes de la région parisienne, elles se serrent autour d'une cour par le jeu d'implantation de leurs bâtiments qui n'offrent, à l'extérieur, que des façades aveugles.

Toutes ces constructions seraient bien sèches sans la présence de végétation. Certaines espèces sont liées traditionnellement à une région où elles mettent une note originale et chaleureuse: les treilles décorant les maisons de vignobles, les poiriers en espalier s'étalant sur les façades des fermes du Jura, les platanes des cours du midi, les palmiers flanquant souvent les demeures d'Aquitaine ou du nord de la Manche, les vergers d'Alsace et de Normandie...

L'uniformité qui s'installe actuellement dans le décor végétal de la maison risque de balayer toutes ces singularités, avec, par exemple, le thuya que l'on appelle "béton vert". 

 

L'environnement villageois

Il peut être de qualité par la beauté du site naturel et l'intérêt de quelques bâtiments si un entretien correct en a assuré la sauvegarde: église, château, et plus modestes, plus près de nos préoccupations à Maisons Paysannes, les maisons avoisinantes, les lavoirs, les moulins, les fontaines, les halles etc. 

 

Nos vieilles demeures sont malheureusement trop souvent l'objet de travaux malencontreux qui se traduisent par:

- la suppression d'éléments originaux (lucarnes, fours à pain, citernes, puits...)
- la transformation maladroite d'éléments intéressants: réfection d'un toit avec une couverture non appropriée, percement d'une large baie à l'emplacement d'une fenêtre classique, utilisation de ciment pour enduire une façade... alors que d'autres solutions pouvaient intervenir pour obtenir les résultats recherchés d'entretien et d'amélioration thermique sans entrainer de défiguration,
- l'apport d'éléments superflus, considérés à tort comme décoratifs; "petits carreaux", hors d'époque quincaillerie dite rustique (pour les poignées de porte, entrées de serrure, luminaire...), barbecue s'imposant au regard...

Des zones pavillonnaires ont fait leur apparition dans les alentours du noyau ancien des villages. On bâtit à présent des maisons prétendues régionales, qui n'ont cependant qu'un lointain rapport avec leurs aînées, par leur conception banale et par leur implantation dans des lotissements sans âme.

 

L'environnement de la maison est aussi important que la maison elle-même, car il vient compléter l’aspect et la vie de la maison, c’est sa prolongation, son cadre.

Comme la maison, les abords doivent être constitués de végétaux locaux d’origine et sans excès, halte aux parvis de fleurs, aux haies mono-végétales, etc. Les sols pavés ou les graviers sont à utiliser avec parcimonie.


Vous voulez qu'elle soit heureuse avec vous ? Alors gardez-la dans la sagesse de sa modestie, laissez la végétation locale l'entourer doucement.