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L'intérieur de la maison

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L'intérieur de la maison s'il n'a pas été trop modifié, est révélateur de la vie des anciens occupants.

Le sol

Il peut être en terre battue, lorsqu'il est de plain-pied, ou recouvert de dalles de pierres, de carreaux de terre cuite ou d'un parquet aux planches larges et régulières.

 

 

 

Le plafond

Il présente en général une ou plusieurs poutres, grosses pièces de bois portées par les murs, supportant perpendiculairement des solives plus grêles sur lequel est posé le sol de l'étage supérieur (souvent le grenier) .

 

 

La cheminée

Elle est l'âme de la maison. Ne disait-on pas: "un hameau de tant de feux" pour signifier "de tant de maisons", et le mot "foyer" n'est-il pas resté synonyme de "logement familial"? Certaines cheminées sont modestes, avec des jambages peu parqués et sans qu'apparaisse de différenciation entre le sol de la salle et l'emplacement de l'âtre. Par contre, beaucoup de cheminées sont imposantes, souvent prises dans la maçonnerie. On peut y trouver différentes niches et éventuellement un four à pain. Un banc pouvait y être installé à demeure. 

 

 

La pierre d'évier

Elle peut être scellée dans l'épaisseur du mur et recevoir la lumière du jour par une petite fenêtre. Elle présente un canal d'écoulement se terminant à l'extérieur du mur par un bec en relief pour rejeter les eaux usées le plus loin possible du bâtiment. Des niches pratiquées dans l'épaisseur des murs remplaçaient les meubles, rares autrefois.

A l'intérieur, les murs étaient généralement recouverts d'enduits et de badigeons à la chaux, malheureusement disparus le plus souvent aujourd'hui.

 

QUELQUES ATTITUDES REFLEXES CONCERNANT LES ELEMENTS INTERIEURS.

Le confort thermique est un des composants du bien-être chez soi. L’évolution de nos exigences thermiques nécessite des dépenses  complémentaires, qui engendrent aussi des conséquences sur le bâti. D’où l’importance de la question :

1 – Doit-on isoler entièrement notre maison ?

Dans une maison constituée de murs de pierres par exemple, tout le monde a vécu l’été le plaisir de venir apprécier la fraîcheur intérieure. A l’inverse, en hiver, nous allons nous réfugier auprès du feu en nous éloignant des murs trop froids. Les isoler gère l’inconvénient de l’hiver mais risque d’annuler l’avantage de l’été. Le « scénario catastrophe » serait : comme on a isolé pour l’hiver on va climatiser pour l’été ! ». Pourtant il existe des solutions à ces problèmes.

Isoler est donc complexe. On ne peut pas l’aborder qu’à travers la seule étude de résistance (différence de température entre l’extérieur et l’intérieur). C’est également respecter les qualités existantes de votre maison et l’adapter à la  notion actuelle du confort thermique, notamment l'inertie qui joue un rôle capital pour le confort d'un bâti ancien

Le confort thermique d’un espace est la résultante de trois éléments :

le degré de température intérieure : nous voulons tous avoir une même sensation de chaleur quels que soient les endroits d’une pièce.

le degré hygrométrique de l’air ambiant : souvenez-vous cet hiver où par 0° vous êtes sorti en chemise pour profitez du soleil et de la sensation de froid le lendemain, sous la pluie malgré votre manteau !

les mouvements d’air internes : rien de plus désagréable que ce courant d’air froid qui passe sous la porte et qui vient perturber votre sensation de chaleur. Une solution doit venir aussi sans détruire.

Rappelez-vous que restaurer votre maison est un acte global. Omettre d‘analyser son aspect thermique, c’est l’aborder partiellement et vous conduira de facto à créer une boite étanchedasn une fausse maison moderne.

Avant de lutter contre cette différence de température, il faut tenter d’atténuer les actions des éléments qui la créent !


En conclusion, votre maison rurale traditionnelle a ses propres avantages.

L’évolution de notre mode de vie et de l’occupation des espaces nécessitent éventuellement d' apporter à votre maison des moyens thermiques complémentaires, qui ne pourront être choisis qu’en cohérence avec les matériaux existants et l’équilibre globale du bâti.

Si tel est le cas, vous pourrez alors apporter, toujours d’une manière cohérente, des solutions capables de gérer le degré de température intérieur sans gaspillage.

 

2 – Les revêtements

Votre maison est une « personne vivante », constituée de matériaux naturels, respirant.

Tout ancien ou nouvel apport doit respecter les caractéristiques du mur sur lequel il a été mis en oeuvre, si non attention à l’ « auto détérioration » des matériaux : un pansement sur une plaie, s’il est hermétique à l’air, a pour conséquence de creuser la plaie et non de faciliter sa cicatrisation; enfermer l’eau dans un matériau lui donne la possibilité de créer des sels par réactions chimiques qui, pour se développer, vont engendrer des poussées sur le matériau, donc de le faire éclater.

L’eau est l’origine de la quasi totalité des désordres rencontrés dans l’habitat, rural en particulier.

Tout matériau étanche est à proscrire. Les revêtements plastiques sur vos superbes planchers sont un exemple d’erreur flagrante d’une soi-disant amélioration technique. Enlevez-les !

L’aspect intérieur doit être en harmonie totale avec l’extérieur. C’est le prolongement de l’extérieur et réciproquement.

 

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