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Leviers et freins d'un circuit court

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La dynamique économique des territoires ruraux a encouragée les organismes publiques, dont le Ministère de l’agriculture, à créer un groupe de travail sur le thème des circuits courts.

Ce projet répond aux exigences de la loi du Grenelle de l’environnement, et à l’attractivité d’un territoire. Nous pouvons constater l’intérêt croissant que portent les particuliers et les collectivités sur l’éco construction, à travers les salons et la presse spécialisée. Il existe une réelle demande des particuliers concernant l’utilisation de matériaux écologiques, respectueux de l’homme et de son environnement. Cela nous pousse à nous interroger sur les qualités sanitaires et la provenance de ces matériaux.

Pour se faire, il sera nécessaire de minimiser le transport des matériaux, de réduire les gaz à effet de serre et de développer une main d’oeuvre locale.

La proximité des ressources et du marché, apportera une traçabilité des produits et une interaction   avec le tissu économique local. De plus l’exploitation régionale apportera une valeur ajoutée auprès des petits producteurs.

Les agro matériaux (chanvre, lin, paille), créés une réelle motivation au sein des agriculteurs par la revalorisation de l’agriculture française autour d’une production porteuse d’avenir en terme d’écologie. Ces nouvelles productions régionales redonnent vie aux habitats anciens et à la sauvegarde du bâti traditionnel.

Pour les conserver, les agriculteurs ont compris qu’il était nécessaire de travailler en réseau, par la mutualisation de leurs savoir, de leurs matériels à travers un GAEC  (groupement agricole d’exploitation en commun) et par la structuration de points de vente régionaux.

Mais le manque d’information du grand public, l’ampleur du marché industriel et des grandes surfaces de distribution ralentissent les filières artisanales, voir même à les supprimer. De plus  le marché lié à l’importation des matériaux (bois, panneaux de chanvre…) dévalorise l’économie locale. Le particulier se voit donc enclin à utiliser des matériaux industriels prêts à l’emploi, entraînant la disparition d’une main d’œuvre qualifiée.

D’autres inconvénients freinent le développement de ces filières :

  • Obtention d’une normalisation (75 000€ pour le matériau chanvre)
  • Difficultés techniques
  • Avis technique coûteux
  • Difficultés financières (installation d’une unité de transformation)
  • Problèmes fonciers sur un territoire
  • Problème d’assurance pour les matériaux non certifiés
  • Transformation sous traitée à l’étranger
  • Difficulté administrative
  • Fermeture des carrières
  • Problème de mécanisation (ex : coupe de roseaux, extraction de la pierre)
  • Matériaux limités (pierre)
  • Manque d’activité économique dans le domaine de la restauration

Il est donc important de travailler sur différents types d’actions:

  • Sensibilisation des particuliers, professionnels et artisans
  • Information, conseils
  • Formation sur la mise en place de filières par des voyages d’étude
  • Plan de formation des artisans à de nouvelles techniques constructives
  • Transmission et reconnaissance des savoir faire anciens
  • Mutualisation des équipements coûteux
  • Recherche et développement concernant la caractérisation technique des éco matériaux en partenariat avec des laboratoires
  • Ouverture de formations diplômantes aux métiers traditionnels

Maisons Paysannes travaille sur trois axes d’investigation :

1 : «état des lieux – caractérisation», Capitalisation d’expériences

2 : mise en évidence d’expériences réussies en France à l’échelle d’un territoire

3 : identification par des visites d’études